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14 janvier 2008 - 20 janvier 2008

La paresse...

Nous sommes tous plus ou moins affublés de ce vice qu'est la paresse et qui prend des formes plus ou moins subtiles bien difficile parfois à reconnaître.

Mais pourquoi vouloir faire une sujet sur cette paresse et quel rapport avec la spiritualité ?

A ceci je répondrais que plus l'homme est affublé de vices,(reflet de son ignorance), moins il a de chance de s'ouvrir à la spiritualité. D'ailleurs, je ne crois pas qu'il serait mentir de dire que ceux qui en sont largement fournit, n'ont aucun interêt pour cette spiritualité. Comme de bien entendu, l'analogie des contraires nous fera présentir que celui qui lutte ardement contre ses faiblesses, verra en parralèlle ses facultés de discernement s'ouvrir à d'autres horizons à mesure qu'il acquière les vertus manquantes, ceci bien sûr par le biais de la Connaissance.

Cette paresse, si l'on s'en satisfait dans notre petit quotidien, à la faculté d'aimanter d'autres vices, marquant une involution plutôt qu'une évolution. A l'inverse, celui qui médite et comprend sa paresse est apte à pouvoir y remédier. Munit de sa volonté, (car sans elle rien ne peut s'accomplir), il reprend le chemin de l'évolution. C'est ce que nous dit grillot de Guivry dans son "Mysterium Magnum, le Grand Oeuvre" :

"III. L’être qui a introduit en soi un élément de perfection, a cheminé sur la Voie de l’Absolu."

Mais attention, car rien ne se gagne sans un véritable effort. Le vice ne se laisse jamais vaincre par quelques petits assauts et, se sentant maltraité, a le pouvoir d'apporter les épreuves qui nous ferons lâcher notre détermination. L'expression "chassez le naturel et il revient au galop" prend ici tout son sens.

Ainsi donc, l'être qui a introduit en soi un élément de perfection, signifie que cet être a su, par une grande volonté, allé jusqu'au bout de sa détermination pour vaincre cette faiblesse. A t'elle cependant disparue définitivement ? Non bien sûr ! Mais celui qui a su s'en rendre maître par la connaissance reste vigilant et sait la combattre quotidiennement sans dépenser un effort considérable.

Je n'ai cité le vice de la paresse qu'à titre d'exemple et il en va de même pour tous les vices quels qu'ils soient. C'est pourquoi celui qui chemine vers plus de connaissances, doit comprendre que les savoirs ne se transforment en véritables Connaissances que par la pratique des vertus et que sans elles le long chemin ne sera qu'une voie sans issue.

Que de souffrances, de longs et pénibles efforts pour le volontaire ! Mais les richesses offertes par la Divine Providence étant proportionnel à l'effort fournit, cela en vaut toutes les peines, me dis-je. ;-)

Petites remarques supplémentaires pour terminer ce sujet dont il y aurait pourtant tant à dire encore. Si nous prenons l'exemple de la paresse, il n'est pas besoin d'attendre des mois d'une lutte acharnée avant d'en découvrir les premiers avantages. Les corvées journalières qui nous sont dûes et dont nous avons su nous occuper ont l'avantage de nous libérer d'un ressentiment du devoir non accomplit. Faire des recherches, même sérieuses, en ayant en conscience les tâches qu'il nous reste à accomplir ne permet pas de pouvoir se concentrer comme il faut sur des textes hautement spirituels. Lorsque la conscience est libéré de ces menus travaux quotidiens, elle est libre et apaisée de pouvoir se concentrer sur ce qu'elle veut apprendre. Et ceci dés les premiers jours.

Il est normal de ne pas avoir envie de se séparer de ses vices. L'envie de vouloir s'en défaire ne vient que lentement au fur et à mesure des savoirs et petites connaissances acquises. Arrive un stade où l'on sent bien que la progression se fait plus lente sur le cheminement de la Connaissance et qu'il devient urgent de franchir le pas et d'affronter les épreuves, démontrant ainsi notre résolution à devenir un véritable Adepte. On ne se lassera jamais assez de dire et de rabacher ce vieux dicton si Vrai :

"A chacun selon son mérite."

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